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3 ans et enfin ! le burn out chez les mamans !

Voilà voilà mais VOILA j’ai envie de dire ! (à lire en HUUURLANT de satisfaction !)
Moi qui me prends la tête depuis plus de 2 ans, pourquoi ma vie de mère est chiante, pourquoi je trouve ça nul, pourquoi j’y trouve pas mon compte ! Pourquoi c’est pas du tout comme on m’a dit ! 
J’ai lu un article qui m’a enfin fait comprendre ce qu’il se passait ! Pour les mères qui se sentent dépassées pour celles qui souhaitent comprendre pourquoi d’autres mères ne s’épanouissent pas dans la maternité je vous conseille de le lire !
http://www.psychologies.com/Famille/Etre-parent/Mere/Articles-et-Dossiers/Meres-epuisees-gare-au-burn-out
Tout est dit ! 

“…la réalité de la maternité prend le pas sur le fantasme. Nuits (et parfois journées) difficiles, responsabilités croissantes, organisation complexe… Dès les premiers mois et le premier enfant pour certaines, plus tard pour d’autres, la fatigue peut vite se faire ressentir. Les moments de doutes, de questionnements s’accumulent. “

La pression d’être mère parfaite, la société, la place que la mère doit y trouver, le bonheur, l’accomplissement…
Vouloir faire comme ce que les autres renvoient, on a l’impression que leur vie est parfaite, leurs gosses ne pleurent jamais, il n’y a que le notre qui est odieux ! Et ça empire, au point d’effectivement avoir envie de le jeter par la fenêtre. D’avoir envie ou de le taper parce qu’on est seule et que personne ne comprend quand on dit que ça ne va pas. Et c’est l’escalade… au début on croit au baby blues, après une dépression post partum, une vraie dépression et on ne sait pas quoi faire. 
Pourquoi ces moments qui devraient être, pas forcément parfaits, mais agréables, deviennent tous insurmontables ? Pourquoi on n’arrivent pas à retrouver le moral, à profiter, à ne pas être k.o, à trouver comme tout le monde que notre enfant est adorable, gentil…
Je n’ai pas peur de dire crûment ce que je pense, ce que j’ai pensé aux moments critiques, j’ai dit des choses dures, méchantes, j’ai fait des choses que je regrette, mais je les ai faites pour qu’on comprenne que ça n’allait pas. Mais voilà, j’ai eu beau dire, faire, quand les gens ne veulent pas comprendre que la maternité peut ne pas être merveilleuse il y a un blocage ! 
J’ai eu tous les cas de figures : Les gens qui pensaient que j’atais dingue, bonne à enfermer (ok parfois j’aurais bien voulu qu’on m’enferme !) Les gens qui avait pitié, les gens qui ne comprenaient pas et enfin les gens qui se retrouvaient dans mes paroles sauf qu’ils n’osaient pas le dire. 
Genre on n’a pas le droit de dire que la maternité peut être décevante, je ne parle pas de l’enfant ! Voilà ce que j’ai mis du temps à comprendre.
Même mon médecin traitant et les psys n’ont pas su comprendre. Avec l’aide de mon chéri on a dû faire avec et réussir surtout à faire sans ce malaise. Et vraiment il a galéré mais à toujours été présent ! Et c’est un ange.
J’ai souvent dit que je faisais les gestes quotidiens sans réfléchir, le nourrir, le changer, le laver, par mécanisme, sans motivation, sans plaisir…
J’ai dit des tas de fois que je voulais partir, laisser tout le monde et partir loin, que je voulais aussi ne plus exister pour ne plus entendre les pleurs, j’ai pété des cables, j’ai hurlé et bref, à part attendre que ça se tasse rien n’a aidé. J’ai pris des médocs, ça m’a calmée, j’ai arrêté les médocs parce que j’aime pas dépendre de ça et j’ai pris sur ma force intérieure ! 

“…  lorsque les femmes n’acceptent pas ce désenchantement et ne font pas le deuil de la mère parfaite, alors, elles continuent de courir après leur fantasme, jusqu’à l’épuisement, voire, jusqu’au burn-out.”

Et je voulais m’en sortir, mais je voulais tout gérer, réussir, pourquoi moi je n’y arrivais pas ? Je suis pas plus conne qu’une autre ! 

“… Elles regardent leur enfant d’un œil mort, presque comme s’il n’était pas là. Le moindre bruit les agresse. Le moindre cri, la moindre dispute, peut déboucher sur une gifle inhabituelle. “

Et le pire dans tout ça, c’est le gamin qui prend, on croit qu’il est à l’origine de tous les maux, du coup c’est un cercle vicieux dont il faut réussir à sortir.
Je dirai que le plus difficile à duré plus de 2 ans. C’était par palier, quand il a commencé à parler ça allait déjà un peu mieux. Ensuite quand il a fait ses nuits à 3 ans ! Ca a beaucoup amélioré. Je ne veux plus m’énerver comme avant, surtout qu’il comprend mieux, je ne veux plus lui faire de mal avec des gestes ou des paroles. Mais je ne veux pas d’autre enfant. Je voudrais pouvoir revenir en arrière et faire tout mieux avec lui, je n’ai pas envie de tester avec un autre enfant.

“… « Le fait d’avoir des pensées négatives envers son enfant, l’envie de le jeter par la fenêtre, ou de s’en débarrasser, est très culpabilisant si l’on n’a personne à qui en parler, personne qui puisse nous dire : À moi aussi ça m’arrive, ça nous arrive à toutes. Si la seule représentation que l’on a est celle de cette mère parfaite que l’on fantasme, on se pense monstrueuse, anormale. Alors que toutes les mères vivent ce genre de pensées violentes. Et ce n’est pas parce qu’elles le pensent qu’elles vont passer à l’acte. » “

Maintenant ce que je veux c’est qu’il ne ressente pas que je lui en ai beaucoup voulu, être plus calme, plus tolérante sans pour autant céder à ses caprices, qui a 3 ans peuvent être coriaces !

“… Mais encore faut-il pouvoir se confronter à d’autres et parvenir à appeler au secours. Famille, amies, voisines, thérapeute, voire même, une parfaite inconnue rencontrée sur un forum de discussion. “

Je ne change pas pour autant d’avis sur le fait que ce n’est pas simple, que les gamins sont quand même casse-pied et que ce n’est pas ma vocation, mais j’y vois des bons moments (pas aujourd’hui par exemple j’ai eu droit à une crise de nerf dans le centre commercial, tout rouge en train de se rouler par terre devant tout le monde !)
Mais je l’aime plus que tout, genre faut pas lui faire du mal, faut rien qu’il lui arrive, sans lui je ne vivrai pas ! Et plutôt que de m’en vouloir ce comment j’ai pu faire avant je fais pour que tout aille mieux maintenant. 
Le plus dingue et je ne le voyais pas c’est que tout le monde dit qu’on est très fusionnels, je pense qu’on a dû se courir après les premières années avec mon fils, d’où cet attachement qui s’est créé.
Je pense que cet article va m’aider à relativiser et faire mieux mais dans ma mesure ! 
N’en déplaise aux personnes gagas de leurs enfants (qui ont bien le droit !) , nous ne sommes pas tous pareils et même si j’aurais préférées être comme elles ce n’est pas le cas alors he hein, pas la peine d’être offusquées, choquées et de laisser des commentaires fleuves sur votre opinion qui n’est pas universelle, j’en ai déjà eu suffisamment en 3 ans 😉
On peut lire ça : Mère épuisée // Stéphanie Allenou
signature mathilde chamallow addict
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2 Commentaires

  • Répondre Agathe à

    Bravo, c'est très courageux de ta part d'en parler ouvertement. Je pense effectivement que tu n'es pas la seule dans ce cas mais que dans notre société c'est un tabou. Mais tu tiens le bon bout, je suis persuadée que le fait d'en parler est déjà un pas vers l'acceptation de cette situation.

    • Répondre Macherryfizzwp à

      Oué oué ! On verra bien 😉
      Mais c'est clair que c'est chiant d'être regardée comme une dingue quand on dit ce que pense pas mal de monde !

      +++

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